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1.2b - La numération du nombre de segments par macule s’avère parfois délicate.
LA  MACULE DES OPHRYS
par J-P. RING

PREMIERE PARTIE

A la recherche d’un plan fondamental d’organisation
de la macule chez Ophrys aranifera 




1.2b -  La numération du nombre de segments par macule s’avère parfois délicate.


Il est vrai que l’analyse d’une macule s’avère délicate pour le néophyte et nécessite un minimum de pratique du fait des multiples altérations qui peuvent affecter le plan de base et que nous éluciderons dans les pages suivantes.
Quelques obsevations préliminaires peuvent d’ores et déjà aider considérablement à cet exercice.


1.2b.1 - Cas des macules à segment unique.

Elles sont tellement rares chez Ophrys aranifera que leur rencontre ne se fait guère plus de deux à trois fois dans la saison, même pour un oeil averti, les années de bonne floraison et de prospection intensive.

Si vous avez la chance et l’insigne honneur de la rencontrer, vous la reconnaîtrez :
- à sa belle forme en H à branches verticales ou latérales courtes.
- à l’égale épaisseur du tracé dans toutes ses parties, aussi bien pour les branches latérales que pour le pont transverse.
- à la forme bien arrondie de l’extrémité des branches latérales.
Parfois cette macule unique occupe une position centrale sur le labelle, complètement isolée du champ basal, par suppression du segment proximal.
Elle prend alors une forme atypique en fer à cheval qui peut se fragmenter par affaiblissement du pont transverse.


1.2b.2 - Cas des macules à deux segments.

Quelles que soient les altérations du plan fondamental que nous évoquerons dans les pages suivantes, toujours bien observer l’extrémité du segment distal, s’il le faut à la loupe, et ce sur plusieurs fleurs du même pied, car l’observation pourrait  révéler l’existence d’un troisième segment vestigial.
La perforation de la macule très conforme au modèle, marque l’espace entre les deux segments consécutifs, du fait de leur coalescence
Attention cependant ! cette perforation peut ne pas exister alors même que d’autres fleurs du même pied la possèdent.
Il ne faudrait pas alors conclure à une macule à segment unique, eu égard aux remarques ci-dessus formulées, en particulier l’épaisseur du pont transverse.
Les différentes altérations comme la disparition du pont transverse et bien d’autres que nous évoquerons plus loin n’affectent en rien la numération du nombre de segments.

1. 2b.3 - Cas des macules à trois segments.

C’est le type de macule très largement dominant et d’infimes précautions sont nécessaires pour ne pas la confondre avec une macule à deux segments, du fait du caractère souvent vestigial et atrophique du segment distal.


Si l’échantillon de gauche ne pose pas problème il n’en va pas de même pour les suivants.
Tout prolongement distal de la macule qui nous éloigne de la forme des macules à deux segments doit être interprété comme un troisième segment, même s’il est disjoint de la macule, prenant l’aspect d’une virgule ou d’un point, bilatéralement ou simplement en position homolatérale.
La loupe peut s’avérer nécessaire pour détecter les traces de ce troisième segment.

Sur ce pied, la fleur du bas montre parfaitement un troisième segment disjoint, sous forme de deux taches claires symétriques.

La fleur du milieu montre encore ce déail, mais il ne faudrait pas confondre avec des lésions du labelle.

Quant à la fleur du haut, approchez-vous bien de l’écran, vous devriez encore percevoir d’infimes taches plus claires à la même position que pour les deux autres fleurs.

L’obsevation de cette seule fleur sommitale n’aurait sans doute pas permis de conclure quant à une macule à trois segments. Pourtant regardez bien les deux petits crochets dans le prolongement distal des bras du deuxième segment. Ils auraient dû nous alerter.


1.2b.4 - Cas des macules à quatre segments.

Elles sont rares et posent rarement problème, car le quatrième segment, contrairement à toute attente est bien développé et sa limite distale bien dessinée et arrondie.
Tout juste ne faut-il pas attribuer un quatrième segment à des macules qui n’en auraient que trois.
En effet la difficulté vient du fait que la macule présente la plupart du temps simplement deux branches parallèles rectilignes reliées au niveau du premier segment et parfois au niveau du quatrième.
La forme des bras de la macule devient alors parfois si régulière, qu’il devient difficile de détecter la limite des segments.



Ces premières recommandations peuvent déjà suffire à dénombrer les segments d’un grand nombre de macules.
Pour venir à bout des exemplaires les plus récalcitrants la lecture des pages suivantes sur les altérations du plan fondamental de la macule est vivement conseillée.


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