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1.6 - Altération du modèle de base de la structure maculaire par suppression de segments.
LA  MACULE DES OPHRYS
par J-P. RING

PREMIERE PARTIE

A la recherche d’un plan fondamental d’organisation
de la macule chez Ophrys aranifera 




1.6 Altération du modèle de base de la structure maculaire par suppression de segments.


C’est certainement chez Ophrys aranifera une des altérations de la structure maculaire parmi les plus surprenantes mais aussi des plus esthétiques qui soient, faisant dériver l’aspect du labelle vers des formes d’espèces inconnues chez nous. 

 
La suppression du premier segment isole le deuxième seul présent, au milieu du labelle , sans plus aucune relation avec la colonne du gynostème.
Ce deuxième segment, seul élément restant de la macule a subi une dislocation comme vu précédemment.

Il est impossible de savoir si un hypothétique troisième segment distal a subi une suppression similaire.

Cet exemple, similaire au précédent, n’en diffère que par la non fragmentation du segment résiduel qui prend une forme de fer à cheval.

Cette caractéristique est à retenir car elle montre déjà que lorsque plusieurs segments sont en présence, ils exercent une interaction réciproque qui se traduit par une déformation des segments  unitaires en forme de X ou de H .

La photo de gauche frise l’absence totale de macule, mais nous ramène au premier cas ci-dessus.
La photo de droite, rien que pour le plaisir des yeux est proche de celle juste d’au-dessus.
On pourrait soupçonner la suppression des deux premiers segments, le seul présent serait donc ici le troisième.


Fig. 9 - Les quatre photos relatent une altération rare du plan fondamental de la macule, par suppression du segment proximal. Il est difficile de dire si cette suppression affecte parfois les deux premiers segments conjointement .
La suppression d’un segment distal est quasi indétectable.
Reste en suspens la suppression d’un segment intermédiaire qui ramènerait à certaines formes de disjonction  déjà décrites.

NB. Toutes ces photos que j’ai prises à Lavoux dans la Vienne (86) proviennent d’une unique station sur un petit éperon rocheux de quelques mètres carrés, riche non seulement d’une dixaine de ces pieds mutants, mais aussi d’un nombre équivalent d’hybrides dont plusieurs issus du croisement entre les pieds précédents avec Ophrys insectifera.
Les produits de ce croisement nous intéressetront au plus haut point et pas seulement pour leur caractère hautement esthétique.

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